Coëthuan

Publié le par G.G.M.

Voici ce qu'on trouve sur la famille dans l'Armorial de Potier de Courcy, au tome I:

 

"Fresnaye (de La), vicomte dudit lieu et sr de la Minière, par. de Reminiac, — de la Pommeraye, par. de Caro, — de la Villefief, par. d’Àugan, — de Coëtuhan, par. de Noyal-Pontivy.

Ext. réf. 1670, sept gén.; réf. et montres de 1479 à 1513, par. de Reminiac, év. de Saint-Malo.

D’argent à trois branches de frêne de sinople.

Cette famille portait anciennement le nom de Macé; Payen Macé, sr de la Fresnaye, anobli en 1471, marié à Jeanne des Grées; un lieutenant des gardes de la Porte en 1663. La branche de la Villeflef fondue dans l’Archer, puis Charbonneau. (Famille éteinte)."

 

On voit que notre Antoine, vicomte de la Fresnaye - titre qu'il reçut après services rendus au roi - avait une possession en Noyal-Gwenn (Noyal-Pontivy): détail intéressant quand on sait qu'à Noyal "le lin et le chanvre étaient abondamment cultivés". Nous savions déjà que les Macé étaient beaucoup dans les métiers de la toile, ce qui les mena jusqu'à Saint-Malo d'où ils l'exportèrent en Amérique du Sud, via l'Andalousie. Eh bien, d'après mes recherches depuis quelques mois, il semble que la branche aînée "de la Fresnaye" eût elle-même des accointances dans le domaine. J'ai vu d'abord deux bassins à rouir au manoir de la Fresnaye. Puis, au fil des actes paroissiaux, je me suis aperçu que les Macé de la Fresnaye étaient en relation avec des familles du Trégor, là où l'on cultivait aussi beaucoup le lin, tels les Carluer, mais aussi qu'ils ont fait souche dans le Poudouvre, autour de Languenan, bref à une quinzaine de kilomètres de la Rabinais, le fief de ma branche cadette, en face de Saint-Malo, en l'ancienne paroisse de Pleurtuit et en l'actuelle commune du Minihic-sur-Rance.

*

"A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Noyal-Pontivy, dont :

François de MALESTROIT, sieur de Coetuhan" (infobretagne.com)

 

Sur le site infobretagne.com également, qui est une mine de renseignements, notamment sur la noblesse de Bretagne et ses possessions, il est mentionné pour la paroisse de Bréhan-Loudéac, le manoir de Coëtuhan.

"Les de Cosquat possédèrent Timadeuc pendant soixante ans. Jan de Cosquat en est désigné comme le seigneur dès 1606 ; et il nous dit lui-même, dans l'hommage qu'il fait de son fief à Marguerite, duchesse de Rohan, en l'année 1639, qu'il tient celui-ci à titre d'héritier de sa mère, Renée de Timadeuc. Il s'intitule seigneur de Timadeuc, du Loû, de Couesby, La Touche et autres lieux, et il demeure le plus ordinairement dans sa maison du Loû, située dans la paroisse de Saint-Léry, au diocèse de Saint-Malo. René, son fils et successeur, habita « sa maison et manoir de Coëtuhan », située aussi dans la paroisse de Bréhan".

 

Avec le château du Loû en Saint-Léry, nous sommes là dans le pays d'élection des Macé de la Fresnaye. Car nous savons qu'ils avaient des possessions en Réminiac, Augan, Guer, Campénéac, Caro, Gaël, Iffendic... bref, dans le Porhoêt malouin, et jusque dans le Rennais, à Chantepie, ainsi qu'à Messac notamment, dans ce pays de Redon où la branche cadette de Yves Macé s'installa... On se souviendra aussi que notre ancêtre Payen Macé épousa une Desgrée du Loû.

Cependant, poursuivant mon enquête, je retourne à Noyal-Gwenn, près de Pontivy, où mon frère me dirige précisément vers Saint-Thuriau, ancienne trève de Noyal, et où il est fait mention dans un inventaire du prieuré et du manoir de Coëtuhan. De là, je trouve la confirmation dans infobretagne.com, à la rubrique de Saint-Thuriau. Jugez plutôt:

"L'ancien château de Coëtuhan. La seigneurie qui existe dès le XVème siècle, appartient à cette époque à la famille Coëtuhan, puis passe entre les mains des familles La Fresnaye et Langle. Une chapelle dédiée à Notre-Dame faisait autrefois partie du château. La chapellenie, fondée en 1415, avait une messe par jour. Cette chapelle a disparu et les pierres ont servi à la construction de la maison actuelle. Les derniers vestiges du château ont disparu vers 1944"

Se vérifie donc la notification de l'Armorial de P. de Courcy que j'ai citée au début de cet article, et en même temps la présence de la famille dans un pays à forte production de lin et de chanvre.

Je fis autrefois une halte à Saint-Thuriau, où je remarquais autour de l'église de grandes maisons de négociants, typiques de celles qu'on rencontre entre Pontivy et Quintin.

Coëthuan

Cette maison de Saint-Thuriau et son style sont plus anciens que celles qui appartenaient généralement aux négociants de la toile, mais elle peut avoir appartenu à l'un d'entre eux. Elle conserve les lignes antiques et harmonieuses de l'habitat breton, tandis que les maisons de maître qui furent construites un peu plus tard adoptèrent le style froid et symétrique du néo-classissisme français.

Pour localiser Saint-Thuriau...

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