Harmonie Nicolas François Macé de la Rabinais

Publié le par G.G.M.

Harmonie Nicolas François Macé de la Rabinais naquit le 10 Mars 1741 à Rennes, paroisse de Saint-Sauveur. Son père était Jean André Macé de la Rabinais, "Conseiller du Roy, maître particulier de la maîtrise Royale des eaux et forêts de la sénéchaussée de Rennes & dépendances" et son grand-père était André Macé, "sieur de la Rabinays" et marchand successivement à Saint-Malo puis Rennes. La mère d'Harmonie était Marguerite Vincente Odye, dame de la Thébaudière.

En 1757, notre Harmonie Nicolas François est 'clerc tonsuré", selon l'acte de baptême de son frère Annibal.

Mais il changea d'avis sur sa vocation, puisqu'il épousa en juillet 1772, en la paroisse Saint-Germain Rennes, Vincente Aimée Faverot de Kerbrech, fille de Maître François Luc Faverot de Kerbrech, avocat et procureur au Parlement, et de Françoise Julienne Gaultier. Ils eurent de leur mariage Jean François Harmonie (1773 – 1774) et François Félix Aimé (né en 1775 à Fougères), et peut-être d'autres enfants, avant le décès de Vincente en 1785 à l'âge de 39 ans, dans la même paroisse.

Harmonie Nicolas François se remaria, très peu de temps après, avec Anne Marie Pignet de la Maladry, mon aïeule, à Châteaugiron, où l'on négociait la "noyale" (toile de chanvre) et où il s'installa et mourut le 12 Mai 1795, à l'âge de 54 ans. Ses enfants d'avec Anne Marie furent au nombre de quatre, dont mon aïeul Joachim (Brain-sur-Vilaine).

A son second mariage le 9 août 1785, il est précisé de mon parent qu'il est "receveur des Devoirs au département de Châteaugiron". Pour l'enregistrement de son décès le 12 Mai 1798 comparut le "Citoyen François Levêque, receveur des domaines nationaux (et) (...) pensionnaire chez le Sieur Citoyen Macé Rabinais", ainsi que Pierre Porée, fabricant de toile; le même acte civil décrit Harmonie comme "sieur des membres du conseil général de cette commune". Voilà assez de détails pour deviner chez mon parent un de ces dignes négociants de la toile bretonne qui par centaines ont adopté les idées nouvelles et ont préparé la Révolution Française. N'a-t-il pas donné à l'une de ses filles, née en 1791, le nom de Aglaë-Françoise-Constitutionnelle !

Son petit fils pourtant, mon aïeul Charles Louis Eugène Macé de la Rabinais, né à Brain-sur-Vilaine le 22 Novembre 1820, épousa une fille de chouans de Concoret, Félicité Anne Marie Foulon, dont la grand-mère, Mathurine Guillotin, fut emprisonnée à Montfort-la-Cane pour avoir été suspectée d'amitié avec les contre-révolutionnaires, selon le journal que l'abbé Guillotin tenait à l'époque.

Dans la frérie d'Harmonie (au nombre de huit), on note Félix Auguste Charlemagne Macé de la Rabinais, capitaine de la marine marchande qui décéda à l'Ile Maurice, à Port-Louis, le 9 Mai 1814; ainsi que Paul Joseph Alexandre, marié à Saint-Renan à dame Françoise Michelle Nayl de Saint-Maudez et receveur de l'octroi à Saint-Pol-de-Léon, où il décéda en sa demeure de la Grand-Rue. L'un des fils de Paul Joseph Alexandre, Louis Bernard Bruno, s'établit en Alsace, successivement à Bischwiller et à Ensisheim où il mourut à l'âge de 45 ans, le 16 Mai 1835.

Doue d'az pardono, tadig kozh.

détail de l'acte de mariage de Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais à Françoise Michelle Nayl de Saint-Maudez le 21 Février 1786 à Saint-Renan, évêché de Saint-Pol-de-Léon

détail de l'acte de mariage de Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais à Françoise Michelle Nayl de Saint-Maudez le 21 Février 1786 à Saint-Renan, évêché de Saint-Pol-de-Léon

Châteaugiron

Châteaugiron

De l'ancien blog, autre page sur le sujet: http://mazhevig.over-blog.com/5-categorie-10955892.html

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