Les Hébreux de Bretagne

Publié le par Andrev

Les Hébreux de Bretagne

Il existait autrefois une petite capitale dans l'ancien pays de Poudouvr, celui qui s'étend autour de Dinan, entre Corseul et Saint-Jouan-de-l'Isle. Broon était réputée jadis pour ses foires, mais c'était aussi une ancienne place forte de Bretagne, dont le nom aurait une étonnante origine liée aux anciennes familles de Bretagne insulaire et de Domnonée. Ce sont là des histoires auxquelles on ne croit plus guère, les beaux esprits scientifiques les reléguant aux légendes et à l'imagination des romantiques du XIXe siècle. Mais qu'importe!

 

Broon était aussi le nom du beau-frère de Joseph d’Arimathie, l’homme qui recueillit le sang du Christ dans ce qui s’appelle en hébreu le Graal, la coupe qui avait servi déjà pendant la Cène, pour la transubstantiation du vin.

Joseph, et son peuple d'Israël, était accoutumé du voyage en Bretagne insulaiaire, à cause du commerce de l'étain dont les Méditerranéens avaient besoin. C’est ainsi que Joseph d’Arimathie apporta le Graal sur l’ile de Bretagne et convertit le roi Avirag ; il y mourut le 17 mars 82, « à l’abbaye de Glare, ou de la Croix »2 (Ecosse), et c’est le 17 mars que les Anglais ont fixé la fête de Joseph d’Arimathie, qu’ils considèrent comme leur premier apôtre, ce qui n’est pas exact car ils étaient loin d’être déjà arrivés en Bretagne quand Joseph y débarqua, par contre les Bretons y étaient bien présents : l'ile entière était leur pays, celle que l'on nomme aujourd'hui "Grande-Bretagne". Le Graal passa à son fils Joseph, mort dans le nord de la Bretagne (future Ecosse) et inhumé à Glastonbury, en Kernev-Veur (Cornouailles britanniques) ; puis ce furent succes­sivement Alan et Josué, tous deux fils de Broon, qui héritèrent de la précieuse coupe. Broon reçut de Joseph d’Arimathie des terres en Armorique3, où tous deux s’étaient rendus, et c’est ainsi que serait née la paroisse de Broon, selon le marquis de Bellevüe.

Broon, le beau-frère de Joseph d’Arimathie, passe pour être la souche des princes de Domnonée ; or l’on sait que la Domnonée, au départ, se situait au nord de la Bretagne (future Ecosse), là où vécut et fut inhumé Joseph d’Arimathie. Puis fut créé, au Ve siècle, une autre principauté du même nom au sud de l'ile, qui correspond à l'actuel territoire couvert par les comtés de Cornwall, Devon et Somerset. Les Bretons, en émigrant sur le continent, en Armorique surtout, donnèrent le nom de leur pays abandonné à leur nouvelle terre d'accueil: c'est le royaume qui se constitua entre Morlaix et Dol, à l'emplacement principalement de l'ancien domaine de la nation armoricaine des Coriosolites, soit le nord-nord-est de l'actuelle Bretagne.

Broon est située en plein centre de la Domnonée coriosolite. Notons aussi que, dans un périmètre de 20 km autour de Broon, se trouve les anciennes paroisses de Saint-Vran et de Trevron, considérant que la lettre v telle qu’elle est placée dans ces noms de lieu, peut très bien provenir d’un b, selon le phénomène linguistique dit des « mutations » commun aux langues celtiques : qui sait si certaines communautés coriosolites n’ont pas été chrétiennes à une époque très précoce et ont gardé le souvenir de Broon, tout comme l’auraient fait de leur côté les Domnonéens avant de débarquer sur les côtes nord d’Armorique.

Des familles encore présentes en Bretagne, telles les Macé ou encore les Lucas, seraient issues des greffes britto-hébraïques qui eurent lieu sur l'ile dans les premiers temps du christianisme, comme la permanence et l'ancienneté du culte à sainte Anne serait aussi lié à ces événements. En effet, les familles ou communautés israëliennes converties au christianisme, ont fui la terre de leurs pères et gagné l'Europe, principalement les Gaules et la Bretagne. L'exemple le plus connu en est celui de Marie-Madeleine, Myriam de Magdala, soeur de Lazare et de Marthe, qui vint aborder près de Marseille.

Aujourd'hui 21 Septembre est la fête de Saint Matthieu, évangéliste.

Selon Pierre le Baud, l'historien d'Anne de Bretagne, des marins bretons auraient apporté en Bretagne en 419  les reliques de l'apôtre saint Mathieu, enseveli à Tarrium ou au Caire.

Notre nom "Macé" est une variante celtique de ce nom hébreu, qui se décline en Bretagne en trois modes principaux: Macé (Mascé), Mahé, Mazé. Le premier est abondant surtout à l'Est de la Bretagne, soit l'ancienne Domnonée, le Rennais et le Nantais; le deuxième dans le Sud-Ouest, soit le Vannetais et la Cornouaille; le troizième à la pointe nord-ouest, soit le Léon. La forme "Massé" est une corruption orthographique.

On note l'ancienne présence de ce nom, aussi bien en Armorique qu'en Bretagne insulaire:

"This interesting and uncommon name is of early medieval English origin, deriving directly from the medieval given name "Mace, Masse" (...) During the early Middle Ages, however, the given names Mace and Masse came to be taken as pet forms of the popular male personal name Mathew, which is of biblical origin, ultimately from the Hebrew "Matityahu", meaning "Gift of God". Early examples of the personal name include Masse (1177, Suffolk), and Macius (1273, Devonshire). One Adam Mace was recorded in the Oxfordshire Hundred Rolls of 1276. John Mace, at the age of 20 yrs., was an early emigrant to the American colonies, leaving London on the "America" in June 1635, bound for Virginia. A Coat of Arms granted to a Devonshire family of the name depicts, on a blue shield, a silver chevron between in chief two gold mullets, and in base a dexter gauntlet, silver, lying fessways, holding erect a gold mace. The first recorded spelling of the family name is shown to be that of Osbert Masse, which was dated 1194, in the "Pipe Rolls of Norfolk", during the reign of King Richard 1, known as "Richard the Lionheart", 1189 - 1199. Surnames became necessary when governments introduced personal taxation. In England this was known as Poll Tax. Throughout the centuries, surnames in every country have continued to "develop" often leading to astonishing variants of the original spelling. "

https://www.surnamedb.com/Surname/Mace

 

Les Hébreux de Bretagne

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1 Gwenaël Le Duc et le Ce.R.A.A  « Vie de saint Malo évêque d’Alet - version écrite par le diacre Bili » - 1979

2 Marquis de Bellevüe « Paimpont » 1911.

3 Pour un miracle accompli, les Armoricains remercièrent Joseph par une donation de terres.

 

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