Macé-Giffard

Publié le par Andrev

Macé-Giffard

Maria Louise Augustine Macé de la Rabinais (1859-1936) était marchande de drap place de l'Union à Ploërmel, avec son mari Auguste Giffard. Le père de celui-ci avait la même profession.

 Les Giffard de notre branche sont arrivés en Bretagne dans le seconde moitié du XVIIIe siècle, en la personne de Pierre Jean-Baptiste Giffard. Il est né dans l'Avranchin en 1752, à Lolif, d'une famille de "laboureurs", tel qu'il apparaît sur les actes. Cette famille a des racines aussi à Saint-Jean-de-la-Haize, non loin de Lolif, mais on trouve des Giffard à la même époque aux Pays-Bas et en Bavière. L'explication se trouve dans un mail que j'ai reçu d'un ami professeur d'histoire et d'archéologie à l'université de Louvain-la-Neuve, en Belgique:

Il s"avère qu'il exista plusieurs familles Giffard d'origine nordique qui se répandirent au gré des alliances en Normandie, en Bretagne, en Pas de Calais et même une en Bar et Lorraine (...) Toutes les familles nobles de ce nom se sont éteintes vers le XIVeme s en Angleterre sauf celles du Barrois et Lorraine qui essaimèrent aussi vers la Belgique, la Saar et la Suisse. Il serait bien difficile de relier ces Giffard entre eux. Car suivant les coutumes de l'époque seuls les ainés recueillaient l'héritage familial, les cadets et les batards devant s'établir d'eux-même. Beaucoup de ces cadets devinrent des mercenaires, agriculteurs, marchands ou artisans et donnèrent naissance aux lignées Giffard actuelles. (en Allemand = Geiffert, en Danois = Gaifford, en Wallon de Belgique = Goffart, en Flamand et en Hollandais = Goeffort et Giefferd, etc...)"

Macé-Giffard

D'autre part, d'autres branches existent ou existèrent en Bretagne, notamment à Saint-Malo, ou encore en Irodoüer où l'on trouvait l'ancien manoir du Plessis-Giffard, route de Bécherel. Celui-ci avait droit de haute de justice et était la propriété des Giffard en 1471.

Notre Pierre Jean-Baptiste s'installa tour à tour à Ploërmel et Josselin comme boulanger, mais il devait aussi toucher au commerce de la toile, comme semble en témoigner son acte de décès à Josselin, où comparaît un certain "Jean-Marie Joubard, drapier". Il semble d'ailleurs que la cité de Josselin fût une plaque tournante de ce commerce, et qu'elle accueillit de nombreux gens du Léon, pays de Bretagne célèbre pour ses toiles qu'on appelait les "crées". On peut citer aussi l'acte de décès de Marguerite Giffard, "femme d'Armant Léveillé, tisseran", le 1er novembre 1750, à Lolif. Les professions de la mer imprègnent aussi notre famille Giffard, comme le montre l'acte de naissance d'une tante à Pierre Jean-Baptiste en 1751, Marguerite Giffard dont le parrain est l'oncle Thomas Chartier: il est précisé de celui-ci qu'il est matelot. D'ailleurs, nos Giffard résident en ces localités du pays Avranchin toutes proches de la baie du Mont-Saint-Michel, au nord-ouest d'Avranches.

Macé-Giffard
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