La Fresnaye

Publié le par G.G.M.

La Fresnaye

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Aux archives municipales de la ville de Cadix, en Andalousie, se trouve le dossier classé comme suit: "Hidalguías 1747 - Vol. 021 Nicolás Macé", parmi d'autres répertoriant la noblesse sujette aux rois d'Espagne. C'est ainsi que l'on trouve notre ancêtre Nicolas Macé, né à Cadix en 1723 et fils de Guillaume, né à Saint-Malo. Guillaume est venu s'installer en Andalousie dans le cadre du négoce maritime malouin florissant de l'époqu; il est le fils de Claude, sieur de la Gravelais, celui-ci fils d'Yves Macé, successivement sieur de la Croix, de la Chesnais et de la Gravelais.

Notre Yves Macé, arrière grand-père donc de Nicolas Macé est né à Redon en 1588 selon le même dossier cité plus haut. Nous le connaissions déjà cependant, comme procureur au Parlement de Bretagne et ayant laissé une nombreuse descendance, de par au moins deux mariages, dont le dernier avec Julienne Lézot, du pays de Redon également (Brain). Mais nous ignorions tout de ses ancêtres. C'est chose faite maintenant grâce à ce même "Instrumento de Hidalguía", ce dossier que fut constitué pour son petit-fils Guillaume par l'administration espagnole de ce temps, afin de vérifier et d'établir à nouveau la noblesse de la famille.

C'est ainsi qu'avec cette pièce unique et rare, nous découvrons plus loin dans le temps notre ascendance à partir d'Yves Macé, jusqu'au milieu du XVe siècle: il est y question de Guillaume Macé, seigneur de la Fresnaye, mais aussi de l'origine géographique de la famille puisqu'il est précisé dans le même document que le fils de Guillaume, Payen Macé de la Fresnaye, ainsi que ses frères, sont de l' "obispado de San Malo", soit l'ancien évêché de Saint-Malo. Sont citées en particulier les anciennes paroisses de Gaël, Iffendic, Réminiac. Or c'est à Réminiac que l'on trouve la Fresnaye et son domaine, dont les Macé de ce temps tirent leur nom de noblesse. J'ai trouvé en particulier Payen Macé dans la mention qui est faite sur le site d'infobretagne.com du "dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, (où) on comptabilise la présence de 4 nobles de Réminiac :

- Grégoire DE BELOUAN de la Minière (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

- les enfants de Jehan COESPLEN (15 livres de revenu) : défaillants ;

- Payen MACE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

- Jehan SOREL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme "

Notons aussi que la famille Coesplen est mentionnée. Or le fils de Payen, Guillaume, se maria avec Françoise de Coesplan, en juillet 1495. Les Belouan sont aussi une famille proche des Macé.

Sur le même site, il est décrit le manoir de la Fresnaye:

"Le manoir de la Fresnaye (XVème siècle), restauré au XIXème siècle. Siège d'une ancienne seigneurie, berceau de la famille de la Fresnaye, puis propriété de la famille Châteautro. L'aile gauche a été entièrement restaurée au début du XIXème siècle. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée édifiée en 1608".

Et sur une autre page du même site concernant Gaël, on retrouve d'autres Macé à la même époque: "les héritiers Eon MACE (25 livres de revenu) : défaillants" (liste des feudataires - teneurs de fief - des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480).

Où l'on remarque que nous avons affaire à une noblesse en voie d'extinction. Cette noblesse verra nombre de ses enfants rentrer dans la "noblesse dormante" (selon la coutume de Bretagne), c'est à dire quitter momentanément leur rang pour s'adonner à des activités dérogeantes, telles le travail de la terre ou encore le commerce de détail et autres taverniers, activités qu'un pays comme la Bretagne ne semble pas regarder de la même façon que la France. Les membres de cette noblesse sont quittes de retrouver leur rang plus tard, une fois acquises une certaine richesse et de nouvelles terres, ou de hautes fonctions dans l'administation. Ce systême propre à la Bretagne semble avoir été adopté par nos Macé et c'est sans doute en vertu de cette même coutume de Bretagne que Guillaume Macé, notre négociant andaloux, a voulu retrouvé ses quartiers de noblesse, avec l'assentiment du roi Fernando VI, comme il est attesté dans le document des archives municipales de Cadix.

Ce document en ligne, à cette adresse:

https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-267-11662-39792-66?cc=2015325&wc=M9W9-T92:316486445

Au passage, un grand merci à Gonzalo Velasco y Berenguer, cousin éloignée qui descend par sa mère de Nicolas Macé y Pain, et se donna la peine de m'informer qu'il avait des renseignements sur notre famille. Son arbre généalogique est sur Généanet.

Dans le dossier de Cadix, on peut voir aussi le blason de la famille. Dans un dictionnaire de la noblesse, je l'avais déjà remarqué, accompagné de la description que voici:

"D'argent à trois rameaux de frêne de sinople".

Et en voici un beau développement sur le site internet des gîtes de vacances qui actuellement gèrent le domaine de la Fresnaye:

"Les armes de la famille se composent de trois branches de frênes de sinople, deux positionnés en chef et le troisième en pointe, le tout sur fond d'argent. La couleur "sinople" est verte ou traits en diagonale à droite, symbolise l'amour, la jeunesse, la grâce. L'argent symbolise la franchise et la pureté".

Ces armes sont accompagnées d'une devise en latin:

"Fortis eris dederit solida

si fraxinus hastam"

J'en ignore encore la traduction exacte. Avis aux latinisants!

L'image des armoiries se trouvent dans l'Instrumento de Hidalguía.

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Gonzalo Velasco 27/09/2013 12:40

Merci beaucoup pour ça, Gweltaz!