André Macé et ces Messieurs de Saint-Malo

Publié le par G.G.M.

André Macé sieur de la Rabinais

Naissance 10.8.1672 - Pleurtuit, près Saint-Malo
Décès 9.11.1738 - Rennes-Saint-Sauveur
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André épousa Janne Nouelle Adeline en la paroisse Saint-Sauveur de Rennes. On apprends sur son acte de mariage du 1er Janvier 1702 qu'il est marchand à Saint-Malo, là où eut lieu la bénédiction nuptiale en la cathédrale, par messire Louise Desnos, vicaire perpétuel, dix jours auparavant, le 21 Décembre 1701. Dans l'acte de Saint-Malo sont notés l'origine et les parents d'André: celui-ci est originaire de Pleurtuit, grande paroisse sur la rive gauche de la Rance, à quelques brassées de Saint-Malo, et il est le fils de Jacques Macé, sieur du Puits (décédé) et de Julienne Lucas, présente à la cérémonie.

Je ne connais que deux enfants à André et Jeanne: Jean François (1703-1774) et Jean André (1706-1777), nés tous les deux à Saint-Sauveur de Rennes. Dans leurs actes de baptême, André Macé est qualifié de "sieur de la Rabinays". Et son fils Jean André continuera de se qualifier ainsi, bien qu'il finira par vendre les possessions terriennes de Pleurtuit, possessions qui donnèrent son nom à sa particule "de la Rabinais", à lui et à son père.

La Rabinais est une baillie de la seigneurie de Pontual, Celle-ci est sise en Saint-Lunaire, tandis que la Rabinais est sur la paroisse voisine de Pleurtuit, et sise aujourd'hui sur la commune du Minihic-sur-Rance. C'est de même à Pleurtuit qu'André est né, le 10 Août 1672. Puis la filiation se perd, mis à part un l'acte de baptême d'un certain Jacques Macé (c'est le nom du père d'André), le 14 Octobre 1646, fils de Jacques et de Mathurine Berthelot.

Dans ma famille, et dans d'autres lignées Macé, on a gardé le souvenir de Claude Macé, seigneur de la Rabinais, né comme André en 1772, fils de Claude et de Laurence Onfray, de Saint-Malo, et anobli par lettres patentes de Louis XIV. Cependant, si effectivement la branche "Claude Macé de la Rabinais" semble très proche de la mienne (André Macé de la Rabinais), je ne suis pas encore parvenu à trouver leur parent commun, dont je suppose cependant qu'il est Jean Macé, frère du père de Claude Macé, Yves.

Nos Jean et Yves sont issus d'une branche cadette des Macé de la Fresnaye, famille noble dont la seigneurie était en Réminiac, dans le sud de l'ancien évêché de Saint-Malo, du moins dès 1420. Les Macé de la Fresnaye, dans leur lignée directe, ne s'appelleront plus que "de la Fresnaye", tandis que la branche cadette de Yves et Jean gardera le nom de Macé. Une généalogie des Macé de la Fresnaye se trouve dans le Dictionnaire Généalogique, Héraldique, Chronologique Et Historique de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois (Volume 5); une autre concernant la lignée cadette de Claude Macé de la Rabinais est rédigée en castillan et se trouve aux archives municipales de la ville de Cadix, en Andalousie. Les deux documents sont en ligne sur internet (voir les liens en-tête).

De mon aïeul André Macé, je sais aussi que sa mère, Julienne Lucas, est issue d'une vieille famille de la noblesse des bords de Rance, dont le manoir était celui de Saint-Buc, mitoyen de la Rabinais. C'est à penser qu'André hérita de sa mère les terres de la Rabinais.

Enfin, il y a ce document étonnant aux archives départementales de Rennes (côte 1BN1031), concernant un acte de procédure de justice, émanant de la juridiction de Pontbriand et où André et sa mère Julienne Lucas apparaissent dans une affaire de "vol et bris de scellés":

« André Macé, sieur de la Rabinais, fils de Jacques Macé marié à Julienne Lucas, à Saint Bucq en Pleurtuit  en juin 1706. Procédure de plainte pour vol et bris scellés à la chambre du Conseil de Tournelle : « homme de haute stature portant barbe et perruque de cheveux bruns couvert d’un habit de drap jaune tenant un chapeau noir (…) répond avoir nom André Macé, sieur de la Rabinays, agé d’environ 32 ans, (…) de cette ville près de St-Sauveur ( ?) (…), juridiction de Pont Briand (…), est appelé à faire connaître à la justice son innocence (…), intérrogé s’il n’a pas sollicité quelqu’un à donner la clef d’un grand coffre sur lequel les sceaux de la juridiction du Pont Briant étaient apposés (…) contexte les faits mentionnés dans l’interrogat(…) n’étant point mené dans le pays lors du temps qu’on suppose les prétendues sollicitations (…) interrogé s’in ne prit pas en compagnie de sa mère un tapis rouge (…) conteste formellement (…) interrogé s’il ne prit pas aussi plusieurs autres petits meubles qui étaient dans le dit coffre (…) s’il n’a pas menacé ledit chevallier (…) Devant nous une femme de moyenne taille (…) habit noir (…) avoir nom damoiselle Julienne Lucas, veuve de sieur André Macé*, agée d’environ 63 ans, demeurant en la paroisse de Pleurtuit, évéché de St Malo ».

* Julienne Lucas n’est pas l’épouse d’André Macé (qui est son fils !) mais de Jacques Macé

 

voir http://mazhevig.over-blog.com/55-index.html

 

 

 

 

 

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