Charles Macé

Publié le par Tiegezh Santez Anna

Sosa : 26 802

  • Né en 1560

  • Décédé après 17 juin 1608 - Bignan, Bourg

  • Tailleur et marchand de draps

Union(s) et enfant(s)

Notes

Nom inconnu dans la région de Bignan mais existe sur Le Temple de Carentoir , St Malo de Beignon ( ou nombre d'eux signent ) Josselin (...) Marchand respecté et respectable vu les parrainages . Voir aussi vers Redon . Toujours a l'Est de Bignan .

Parrain en 1588

Bail à domaine congéable 17.06.1608 :

« … a comparu en personne Charles Macé tailleur d’habits et marchant de draps demeurant à present au bourgc parochial de Bignen lequel a congneu et confesse estre homme demainier subject estagier et obeissant de noble et puissant messire Allain de Quermeno seigneur dud lieu le Garo, Lanouan, Bojust & conseillet du roy en son parlement de ce pays et dud seigneur tenir soubz lad terre, jurdiction, seigneurye et chastelenie de Quermeno à tiltre de convenant et domainne congeable usement et gouvernement dud duché de Rohan unne petitte tenue au logeix de laquelle est led Macé residant sittuée & estante aud bourgc de Bignen les edifices … »

« au pignon de la mayson de Guillaume Seveno »

« de la maison et jardin Jullien Guymar »

« à terre à Pierre Brient »

« à terre en pré e la tenue missire Pierre Pepion du Clezio d’un costé à terre de Jan Geffredo et Pierre gillet d’aultre costé à terre en lande dud Pepion »

« au chemin conduisant au villaige de Kervigueno »

Mairie de Bignan, fonds de Kerguéhennec, Boite 147, 1 FF 111, Bourg de Bignan

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Commentaires de Gweltaz:

Voilà du neuf que nous apporte Hervé (voir son arbre généalogique). Sa famille se concentre dans le Porhoët vannetais (Doyenné de Porhoët), à ne pas confondre avec la plus grande partie du Porhoët, dit "Porhoët malouin", qui occupe effectivement une bonne moitié de l'ancien évêché de Saint-Malo. Nos Macé sont principalement de ce dernier pays, tandis qu'Hervé vient ici étendre notre domaine dans le pays Vannetais dont nous n'avons pas beaucoup l'habitude. Cependant, le territoire d'élection des Macé jouxtant ce pays, il n'est pas étonnant de les y trouver, en l'occurrence à Bignan, avec un Charles Macé qui correspond tout à fait au profil de notre branche cadette issue des Macé de la Fresnaye. D'ailleurs, un rameau de cette même branche débuta sa carrière à Redon, pour remonter ensuite de nouveau vers Saint-Malo, et s'établir autour de l'estuaire de la Rance, où on les voit participer au trafic maritime des Pays-Bas jusqu'en Andalousie (Cadix) et sans doute plus loin encore.

Bignan fut une grande place de marché, m'a-t-on dit, et il n'est pas étonnant d'y trouver notre Charles Macé qui y écoulait ses ballots de toile. A l'appui, les Hogguer, famille de négociants suisses dans le commerce des toiles, qui investirent dans les grandes compagnies, notamment celle des Indes qui s’installa à Port-Louis, puis Lorient, rachetèrent à Bignan au XVIIIe siècle le château de Kerguéhennec (ils le font reconstruire avec l’aide d’Olivier Delourme). Mais à la deuxième moitié du XVI siècle - début XVII qui nous occupe, époque du vivant de Charles Macé, c'est un manoir qui appartient à la famille de Kermeno, dont il ne reste que quelques traces aujourd’hui, parmi lesquelles le puits de la cour de la bergerie et des armoiries audessus d’une porte de l’aile ouest des communs, côté étang. C'est dans une dépendance de ce même domaine des Garo de Kermeno que Charles Macé vivait, dans une maison sise au bourg.

Je ne sais vers quel port, de Bignan, la toile était acheminée. Sans doute vers Hennebont, Auray ou Vannes? Puis cabotage jusqu'à Nantes sans doute, pour une partie de la toile.

Dernière note d'Hervé:

" (Charles Macé) choisit en parrainage pour ses enfants la noblesse locale et il a assez d'argent pour envoyer son fils Alain au séminaire . Alain Macé sera curé de Bignan . "

 

A la même époque, Pierre Macé de la Fresnaye, très probablement un cousin à Charles Macé, possédait la manoir de Coëtuhan, à Saint-Thuriau, en Saint-Noyale, près de Pontivy, à près de 30 km de Bignan. On voit encore aujourd'hui dans le bourg de Saint-Thuriau les belles maisons des marchands de toiles, dont certaines ont gardé le style authentique du pays, alors que d'autres plus tard adoptèrent un style froid et géométrique, à l'instar des malouinières qui ont remplacé hélas de nombreux manoirs. Tel le château Saint-Buc, en Pleurtuit, dont il ne reste rien de l'ancien manoir ayant appartenu à la famille de mon aïeule Jeanne Lucas, épouse de Jacques Macé, sieur du Puits.

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Sant-Turiav

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Aux montres de l'évêché de Vannes, celles de 1464 et 1481, apparait Olivier Le Douarain, à Bignan. Un ramage de cette famille s'installa pllus tard dans le Porhoët malouin, à Augan, où ils possédèrent la seigneurie de Lémo. En était issu Joseph Jean François Le Douarain qui épousa le 12 octobre 1744 Charlotte Françoise de la Fresnaye, de Réminiac, fille de Guillaume et de Anne Chaillou.

acte de Baptême d'Alain Macé, pour 1588 - réf. RP Bignan MI EC 17-R1

acte de Baptême d'Alain Macé, pour 1588 - réf. RP Bignan MI EC 17-R1

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Publié dans Vannetais, Lin

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