Nicolas Macé y Pain

Publié le par Andrev

Nicolas Macé y Pain est né le 8 Septembre 1723 en la paroisse de San Fernando, à Cadix, en Andalousie. Son père, Guillaume, est né à Saint-Malo, d'une famille de marchands des mers installés depuis une cinquantaine d'années sur les rives de la Rance, entre Pleurtuit et Paramé, et sa mère d'une famille originaire de Rouen. Le grand-père de Nicolas, Claude, est né à Rennes le 2 Juillet 1646 en la paroisse de Saint-Aubin, à Rennes, d'Yves, procureur au Parlement, et de Julienne Lézot. Yves et Julienne sont originaires des bords de Vilaine: Redon, Brain, Messac... Mais Yves a ses anciennes racines dans le sud de l'évêché de Saint-Malo, c'est ce que nous fait découvrir, entre autres choses, l'Instrumento de Nobleza.

Voici les transcription et traduction d'un extrait de l'Instrumento de Nobleza, concernant Nicolas Macé y Pain, que Bertrand Yeurc’h a eu la gentillesse de réaliser et du publier sur le Forum Noblesse Bretonne le 28.7.2017. Cet extrait concerne les preuves de noblesse qui auraient été établies en son temps par son arrière grand-père Yves Macé, lors de la Réformation de 1668 de la Noblesse des pays et duché de Bretagne ("La noblesa de los paises y ducado de Bretaña"). Suivent les commentaires avisés de Bertrand et Gilles, deux fins spécialistes des archives touchant à la noblesse bretonne, concernant l'Instrumento de Nicolas Macé, c'est à dire de l'enquête qui fut menée en son temps pour attester de son hildalguia.

Il s'avère qu'Yves Macé, l'aïeul de Nicolas, aurait un peu triché, ayant raccroché sa généalogie à l'un de ses ancétres, Payen Macé de la Fresnaye - par le biais d'un cousin homonyme -,dont les trois frères avaient été déboutés: c'est ce qui apparaît dans les rolles de la réformation qui fut ordonnée en janvier 1480 par le Duc François II, pour les paroisses de Réminiac, Gaël et Iffendic, et qui semble justifier la démarche d'Yves Macé, sieur de la Croix, pour redorer son blason - c'est bien le cas de le dire - et se livrant á une sorte de revanche familiale,  une pirouette généalogique: mon aïeul a-t-il été débouté? A cela ne tienne, ne suis-je pas un cousin de la branche noble? C'est de l'un des frères á Payen Macé donc que Nicolas descendrait, et partant aussi du fait que les archives paroissiales de Redon montrent assez clairement la proximité des deux branches Macé (signatures de Jean et d'Yves). Yves n'aurait donc rien fait d'autre que de se raccrocher á une branche cadette pour justifier de sa noblesse "perdue" depuis quelques générations, ce qu'on appelle en Bretagne la "noblesse dormante".

C'est le morcellement des terres nobles de Bretagne qui aurait provoqué la paupérisation des familles, et il était bien rare, une fois qu'un membre fût débouté, que sa descendance revienne á l'état d'origine. Pour les Macé issus des cadets retournés aux activités dites dérogeantes, ce fut une tentation.

En tout cas, cette branche cousine, dont la généalogie fut établie par Yves Macé, a le mérite de rajouter une descendance aux Macé de la Fresnaye, qu'elle soit exacte ou non: les armoriaux, en effet, ne donnent bizarrement qu'un fils á Payen Macé, seigneur de la Fresnaye: on ne pouvait donc que faire des rapprochements avec telle ou telle branche Macé, dont certaines offrent une grande ressemblance avec les Macé de la Fresnaye, et parmi elles, bien sûr, celle d'Yves Macé, époux de Julienne Lézot et procureur au Parlement.

Ce passage des Pruebas est particulièrement intéressant, qui établit la charnière d'une deuxième descendance á Payen Macé: "Acte de partages de la succession de Raoullete de la Villefies, passé entre le sr Grégoire Macé, seigneur de la Fresnaye, et Guillaume et Jean Macé, par lequel est justifié que Guillaume était fils de Payen Macé, seigneur de la Fresnaye et avait pour frère aîné Grégoire, seigneur de la Fresnaye, et pour frères cadets Guillaume et Jean." Raoulette de la Villefies ne serait d'autre que Raoulette de Bellouan, dame de la Villefief, puisque la Villefief appartenait á l'époque aux Bellouan.

* * *

trancription

"[26 vo] [en marge] Instrumentacion de nobleza


Viente y ocho de octubre de mil siscientos sesento y ocho.
Extracto de los rexistros de la camara establiecia por el rey para la reformacion de la noblesa de los paises y ducado de Bretaña.


Entre el procurador general [27 ro] del rey demandante, de una parte ; y sor Yves Macé, escudero procurador en la corte oposition de la otra.
Vistro por la camara establesoda por el rey para la reformacion de la noblesa del pais, ducado de Bretaña por decreto de su majesta del mes de henero de mil seis cientos sesento y ocho.
Extracto de comparacion hecho a la notaria, el veinte y seis de octubre del dicho año por dicho Yves Macé, llevando su declaracion de mantener y conserbar la calidad de hildalgo y de noble, y el llevar por armas en campo de plata tres ramos de fresno arrancados de verde, dos por gefe, y uno por punta.


Instencia de dicho Macé, notificada al procurador general del rey demandante, el dose de este mes, pidiendo ser mantenido en la dicha calidad de hidalgo y de noble, como descendiente de personas nobles y por el qual dicho Macé se dise descendiente de sr Ollivier Macé y de la sra Margarita Lagnan, sus padre y madre, el qual dicho Ollivier [27 vo] Macé era hijo del sor Juan Macé de sus matrimonio con la sra Juana Fresnele, ses père et mère ; el qual Juan Macé era hijo del sr Guillermo Macé de su matrimonio con la sra Franca de Coesplan ; elqual dicho Guillermo Macé era hijo del sr Payen Macé de su matrimonio con la sra Raoulete de la Villefies ; elqual Payen Macé era hijo del sr Guillermp Macé ; elqual era hijo de Juan y Petronila.


Fee de bauptismo de dicho Yves Macé de cinco diciembre de mil quinientos ochento y ocho por el qual consta que era hijo del sr Ollivier Macé y de da Marguarita Lagnan.
Fee de baupmo, de dicho Ollivier Macé de cinco de octubre de mil quinientos veinte y quatro por el qual consta que era hijo del sr Juan Macé y de da Juana Fresnelle.
Fee de baupmo, de dicho Juan Macé [28 ro] de quatro de junio de mil quatrocentos nobenta y nuebe por el qual consta que era hijo del sr Guillermo Macé y de da Franca Coesplan.
Capitulacion matrimonial de dicho Guillermo Macé con la dicha de Coesplan de diez y ocho de julio de mil quatrocientos nobenta y cinco donde parece el consentimento de Payen Macé su padre.


Acto de particiones de la succescion de Raoulette de la Villefies passado entre el sr Gregorio Macé, señor de la Fresnaye y de Guillaumo y Juan Macé por el qual esta justicicado que Guillermo era hijo de Payen Macé, señor de la Fresnaye, y tenio por hermano maior Gregorio, señor de la Fresnate, y port hermanos segundos Guillermo y Juan.
Copia de las executorios de noblesa acordadas al dicho Payen Macé en mil quatrosientos setenta y siete por [28 vo] las quales esta testificado que el dicho Payen Macé era ya noble anteredentemente.


Seis extracos de comparacion de nobles de la procincia de Bretaña en el obispado de Sn Malo por los quales consta que el dicho Macé y los suios han comparecido siempre entre los nobles y que el dicho Payen Macé era hiro de Guillermp Macé y havia comparecido asi, en armas con sus hermanos, Eon y Pedro en las parrochias de Gaël, Iffendic y Reminiac.
Otro extracto de quenta de Ploermel en los años de mil quatroztos y tres, mil quatroceientos y quatro, mil quatroceintos veinte y quatro.


Y otros hasta mil quatrocientos cinquento y dos, por el qual consta que dicho Guillermo era hijo de Juan, el qual pago el rescate que paga la noblesa, al sor duque despues de la muerte de Petronila su muger, como padre y curador de Guillermo, y que despues dicho Guillermo ha pagado semejantes rentas, hasta mil quatrocientos cinqta [29 ro] y dos, y hecho omenaje al duque, el todo en un solo y mismo quaderno firmado : Jehan Lenos, al entregodo, o debuelto.
Capitulaucion matrimonial de Ybes Macé con Juliana Lezot de veinte y tres de henero de mil seiscientos y quarenta.


Escudo de sus armas.
Las dichas piesas producidas en la dicha instancia.


Concluciones del procurador del rey y todo lo que asido producido y ante dicha camara conciderado.
La dicha camra haciendo justicia sobre la instancia ha declarado y decalra dicho Yves Macé noble y descendiente de antigua extraccion noble y como tal le ha permitido y a sus descendientes en matriomonio lexitimo de tomar la calidas de hidalgo y de noble y le ha mantenido en el derecho de tener armas y escudos de timbre pertenesientes a su calidad y de gosar de todos drôs, franquicias, preheminencias y privilegios atribuydos a los nobles de esta provincia, ordena que su nombre sea sentado en la lista [29 vo] y catalogo de los nobles, en la senescalia de Rennes.
Hecho en la camara de Rennes, en veinte y ocho de octubre mil seis cientos sesento y ocho.
"

****

traduction:

[en marge] Instrumentation de noblesse


Vingt-huit octobre mil six cent soixante huit.
Extrait des registres de la chambre établie par le roi pour la réformation de la noblesse des pays et duché de Bretagne.
Entre le procureur général du roi demandeur d’une part et sr Yves Macé, écuyer, procureur en la cour d’autre part.
Vu par la chambre établie par le roi pour la réformation de la noblesse des pays et duché de Bretagne par décret de sa majesté du mois de janvier mil six cent soixante huit.
Extrait de comparution fait devant notaire le vingt-six octobre de la dite année par le dit Yves Macé, portant sa déclaration de maintenir et conserver la qualité d’écuyer et de noble, et de porter pour armes d’argent à trois rameaux de frêne déracinés de sinople, deux en chef, une en pointe.


Comparution du dit Macé, notifiée au procureur général du roi demandeur, le douze de ce mois, demandant à être maintenu dans ladite qualité de noble, comme descendant de personnes nobles, et pour celle raison ledit Macé se dit descendre du sr Olivier Macé et de Marguerite Lagnan, ses père et mère ; lequel Olivier Macé était fils du sr Jean Macé, de son mariage avec de Jeanne Fresnel, ses père et mère ; lequel Jean Macé était fils du sr Guillaume Macé, de son mariage avec de Françoise de Coesplan ; lequel Guillaume Macé était fils du sr Payen Macé, de son mariage avec demoiselle Raoulette de la Villefief ; lequel Payen Macé était fils du sr Guillaume Macé ; lequel était fils de Jean et Pétronille.


Acte de baptême dudit Yves Macé, du cinq décembre mil cinq cent quatre-vingt-huit, par lequel on constate qu’il est fils du sr Olivier Macé et de de Marguerite Lagnan.
Acte de baptême dudit Olivier Macé, du cinq octobre mil cinq cent vingt-quatre, par lequel on constate qu’il est fils du sr Jean Macé et de demoiselle Jeanne Fresnelle.
Acte de baptême dudit Jean Macé, du quatre juin mil quatre cent quatre-vingt-dix-neuf, par lequel on constate qu’il est fils du sr Guillaume Macé et de da Françoise Coesplan.
Contrat de mariage dudit Guillaume Macé avec ladite de Coesplan, du dix-huit juillet mil quatre cent quatre-vingt-quinze, où apparaît le consentement de Payen Macé son père.
Acte de partages de la succession de Raoullete de la Villefies, passé entre le sr Grégoire Macé, seigneur de la Fresnaye, et Guillaume et Jean Macé, par lequel est justifié que Guillaume était fils de Payen Macé, seigneur de la Fresnaye et avait pour frère aîné Grégoire, seigneur de la Fresnaye, et pour frères cadets Guillaume et Jean.


Copie de l’arrêt de noblesse accordé audit Payen Macé en mil quatre cent soixante-sept, par lequel est justifié que ledit Payen Macé était noble antérieurement. (1)


Six extraits de comparution des nobles de la province de Bretagne, évêché de Saint-Malo, par lesquels on constate que ledit Macé et les siens ont toujours comparu parmi les nobles, et que ledit Payen Macé était fils de Guillaume Macé, et avait comparu en armes avec ses frères, Eon et Pierre, dans les paroisses de Gael, Iffendic et Reminiac.


Autre extrait de comptes [de fouages] de Ploërmel des années mil quatre cent trois, mil quatre cent quatre, mil quatre cent vingt-quatre.


Et d’autres jusqu’en mil quatre cent cinquante-deux, par lequel on voit que ledit Guillaume était fils de Jean et qu’il paya le rachat que payait la noblesse, au duc après la mort de Pétronille sa femme, comme père et curateur de Guillaume et que depuis ledit Guillaume a payé des rentes semblables, jusqu’à mil quatre cent cinquante-deux et fait hommage au duc, le tout en un seul et même carnet signé de Jehan Lenos, livré ou retourné.


Contrat de mariage de Yves Macé avec Julienne Lezot, du vingt trois janvier de mil six cent quarante


Blason de ses armes.


Lesdites pièces produites en ladite instance.


Conclusions du procureur du roi, et tout ce que a été produit devant ladite cours considéré.
Ladite cour a rendu justice à la demande et a déclaré et déclare ledit Yves Macé noble et descendant d’ancienne extraction, et ainsi a permis à lui et ses descendants en légitime mariage de prendre la qualité d’écuyer et de noble et l’a maintenu dans le droit de prendre armes et écus timbrés relativement à sa qualité et de jouir de tous droits, franchises, prééminences et privilèges attribués aux nobles de cette provinces, ordonne que son nom soit compris dans la liste et catalogue des nobles de la sénéchaussée de Rennes.
Fait à la cour de Rennes le vingt-huit octobre mil six cent soixante-huit.

Monsieur d’Argouges, président (2). Monsieur Denyau rapporteur (3). Pour duplicata. Le Clavier (4).


(1) AD44 B 8 fo 120 ro.
(2) François d'Argouges, premier président au Parlement de Bretagne.
(3) François Denyau, conseiller au Parlement de Bretagne.
(4) Jean Marie Le Clavier, greffier en chef civil au Parlement de Bretagne.

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Commentaires sur le Forum Noblesse Bretonne

à propos du document de Cadix

 

«On doit en tout état de cause interroger l’authenticité de l’arrêt de réformation fourni par Nicolas Macé aux juges de Cadix. Il s’agit apparemment d’un résumé d’un document traduit du français en espagnol et la forme de ce qui nous reste peut difficilement servir à reconnaître un faux. Sur le fond, par contre, on y voit de sérieuses incohérences :

·      l’arrêt est daté du 28 octobre 1668 or cette date correspond à un Dimanche (avant loi Macron)

·      l’arrêt de noblesse de Payen Macé est donné de 1467 alors qu’il serait de 1471 dans la réformation des Macé de La Fresnaye (cf. Kerviler)

·      la montre de Reminiac de 1513 (cf. de Laigue, t. 2, p 192) fait état de « Payen Macé en son temps sieur de la Fresnaye, et Gregoire, son fils, sieur doudict lieu » mais ne cite pas d’ autres enfants

·      il fait référence à un acte de baptême de 1499…

Ensuite il faut avant tout souligner que, à ma connaissance, cet arrêt de réformation n’a jamais été relevé parmi les nombreuses copies manuscrites de listes subsistantes. 

De même, le manuscrit de la BNF qui donne la liste chronologique des arrêts n’en parle pas, sautant du samedi 27 octobre au lundi 29 octobre 1668…

Je crois donc qu'il est nécessaire d'être très circonspect.»         Richard

 

* * *
«Il y a tout de même des informations exploitables dans de document espagnol, mais il faut en effet être prudent.

Le seul document officiel de la grande réformation bretonne qui a échappé aux tris Révolutionnaires, le compulsoire des arrêts en cote AD35 1 Bi 4, donne pour la période 1668-1671 deux arrêts pour les Macé :
- le 21 février 1669 pour Louis et Pierre Macé. Nous savons par ailleurs qu'il s'agit d'un arrêt de maintenue suite à un arrêt du conseil du 09 janvier 1669
- le 22 septembre 1668 sans indication de prénom.

Nous savons par ailleurs qu'il y a eu quatre arrêts de désistement :
- le 17 septembre 1668 pour Etienne Macé, sieur de la Villéon, demeurant à Saint-Malo
- le 18 septembre 1668 pour Guillaume Macé, sieur de la Joncelière, ancien sous-maire de Nantes
- le 18 ou 01 septembre 1668 pour Charles Macé, sieur de la Salle, paroisse de Saint-Philibert
- le 01 octobre 1668 pour Guillaume Macé, sieur de la Porte, paroisse de Massérac

Dans le compulsoire, 3 arrêts sur 3586 sont datés d'un jour qui tombe un dimanche.
»

Bertrand

* * *

 «Yves Macé a été inhumé le 30 mai 1673 à St Grégoire (cf. AD35, BMS 1673 p. 11/25). Il est dit alors avoir été âgé de 67 ans.

Il ne peut donc s’agir du Yves Macé baptisé à Redon le 15 décembre 1588 mais il s’agit très vraisemblablement, comme le pensait René de Laigue, du Yves Macé baptisé à Redon le 14 décembre 1607, fils de Jean Macé et Gilette Le Gaignoux (voir mon message N° 37961).
Le document de Cadix est donc erroné sur ce point essentiel, l’acte de naissance du demandeur, et je doute que les commissaires enquêteurs aient pu confondre un homme de 60 ans avec un de 80 !

Cela renforce mon sentiment qu’il est basé sur des faux présentés par Nicolas Macé. Je crois me souvenir qu’un des greffiers de la Chambre des Comptes avait fini par se faire prendre pour avoir fourni des extraits « arrangés »    Richard

* * *

«Je pense aussi que cet arrêt est un faux car :
- l'arrêt tombe un dimanche, ce qui est douteux,
- l'arrêt n'est pas répertorié dans le compulsoire officiel
- un unique partage (noble ?) est mentionné. Le partage noble est pourtant le fondement de la preuve de noblesse lors de la réformation de 1668.
De plus, la copie française de l'arrêt n'a pas été donnée, alors que les extraits des registres de BMS l'ont été.
Enfin, le parrain du fils d'Yves Macé qui aurait été maintenu fut Claude de Marbeuf, président à mortier au Parlement de Bretagne lors de la réformation, ce qui laisse supposer une protection lors de la confection de ce faux.

Néanmoins, il fait référence à des documents originaux :
- l'anoblissement de Payen Macé en tant que besoin enregistré en 1477 à la chancellerie de Bretagne (AD44 B 8 f
o 120 ro)
- référence aux montres de l'évêché de Saint-Malo en 1481 (d'après Michel Nassiet, "Dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480", AB, vol. 118, 1990, p. 183-203 [A-B] ; vol. 119, 1991 p. 265-296 [B-G] ; vol. 120, 1992, p. 221-251 [G-V]) :
  - 25 livres de revenu, les héritiers d'Eon Macé à Gaël,
défaillant
  - 10 livres de revenu, Guillaume Macé à Iffendic, défaillant
  - 10 livres de revenu, Pierre Macé à Iffendic, défaillant
  - 10 livres de revenu, Payen Macé à Réminiac, jusarme et brigandine
- le couple Olivier Macé et Marguerite Lagnan doit faire référence à Olivier Macé et Marguerite Laigneau cité par Gilles d'après AD56 9 J 34
- référence à la réformation de 1513 en Réminiac (René de Laigue, "réformations & montres ; paroisses des anciens évêchés de Cornouaille, de Nantes, Saint-Brieuc et Saint-Malo, rattachées en 1790 au département du Morbihan", Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, année 1951-52, p. 191-2) :
  - En ce qu'est de Grégoire de la Fresnaye, sieur doudict lieu, et son père, il les a veuz exempts et sont fournissant es armes, par raison et cause que Paien Macé, près doudict de la Fresnaye, avoit apporté deux tiers de feu de rabat esdictz paroissiens dont en jouissent
  - Item dict avoir cogneu et veu Payan Macé, en son temps sieur de la Fresnaye, et Gregoire, son filz, sieur doudict lieu, exempts et francs de fouages par cause de deux tiers de feu de rabat, des quelz jouissans lesdictz parroissiens de Remigniac ; et ne scayt ledict Raoul que ledict Fresnaye aye acquis heritages roturiers

Cela n'enlève rien à la réussite de Nicolas Macé à Cadix dont les descendants seront considérés comme nobles par le pouvoir local.
»      Bertrand

 

Voici un extrait de l'Heraldys Institute of Rome, concernant les Macé d'Espagne, qui ont été effectivement, suivant le texte, retenus comme noble lá-bas:

"Apellido de origen extranjero, pero radicado en España. Guillermo M., natural de San Mallo, casó con doña Manuela Juana Pain, natural de Cádiz, a la que hizo madre de Claudio M. Pain, natural de Cádiz, Mariscal de Campo y Gobernador del Puerto de Santa María, que contrajo matrimonio con doña María Luisa Ladrón de Guevara y Fernández Montero, natural de Málaga (hija de Bartolomé Ladrón de Guevara, natural de Pedraza de la Sierra, y de doña Bernarda Fernández Montero, natural de Madrid). Fueron padres de Nicolás M. Ladrón de Guevara, natural de Alicante, Teniente Coronel Graduado, Capitán del Regimiento de Infantería de Mallorca y Caballero de la Orden de Alcántara, en la que ingresó en 1787 (...)."

Nicolas Macé y Pain
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