Nantes / Saint-Malo
Louise Antoinette Catherine Pelletier a été baptisée le 6 Février 1781 en la paroisse Saint-Saturnin de Nantes: "Née ce jour du légitime mariage de noble homme Louÿs Pelletier marchand de draps et soye et dame Antoinette Modeste Bertho". Les parrains et marraines furent le Sieur Louÿs Pelletier et Damoiselle Antoinette Gicquiau, ayeule de l'enfant. Louise Antoinette épousa Joachim Nicolas Charles Macé de la Rabinais le 7 Mai 1819, à Brain-sur-Vilaine, près de Redon, qui lui était né à Chateaugiron d'une famille de négociants en toile. Louise Antoinette est décédée à Bain-de-Bretagne, rue de Nantes, le 5 janvier 1865.
Quelque 150 ans plus tôt, on trouve un certain "Anthoine" Macé dans la même paroisse de Nantes, rue de la Poissonnerie (actuelle rue de la Paix), dans le quartier du Change. Il est lui aussi marchand de draps de soye selon les actes de baptême des enfants qu'il eut de son mariage avec Michelle Meneust. Notre Antoine est assurément de la famille, comme le montre son blason, qui est une variante de celui de Claude Macé, sieur de la Gravelais, né à Rennes en 1643 et résidant de Saint-Malo, capitaine de Bonaban et marié à une famille de négociants des mers. Comme on l'a vu dans d'autres articles, mon ailleul André Macé, né en 1672 à Saint-Malo, est un proche cousin de Claude, et donc d'Antoine du même coup. Or Louise Antoinette, qui naquit près d'un siècle plus tard, s'est mariée à l'arrière petit-fils direct d'André Macé.
Ce petit-fils d'André s'était établi sur la Gwilun (Vilaine), à Brain, en amont du port de Redon. Redon, porte ouverte au traffic maritime. Son père, Harmonie Nicolas, vécut à Fougères et Chateaugiron, deux places importantes du marché de la toile de chanvre qui servait pour la confection des vêtements, des sacs et des voiles.


