Andalouzia
Guillaume Macé est né le 19 février 1670 à Saint-Malo, de Claude et Lorance Offray, eux-même respectivement de Saint-Malo et Ploubêr (Saint-Père-Marc-en-Poulet). Claude Macé, sieur de la Gravelais, est né à Rennes cependant, d'un père procureur au Parlement: Yves Macé, originaire de Redon.
Il s'agit là sans aucun doute d'une branche cousine de la mienne, dont je n'ai pas encore réussi à trouver le "chaînon manquant". Deux ans après Guillaume Macé, cité plus haut, est né mon aïeul avéré André Macé, sieur de la Rabinais, fils de Jacques et Julienne Lucas, né comme Guillaume sur les bords de l'aber Renk (la Rance), mais sur l'autre rive, à Pleurtuit. C'est dans cette branche-ci - la mienne - que l'on a gardé le blason de Claude Macé de la Rabinais, sieur de la Gravelais, de l'autre branche, celle de Guillaume Macé.
Et voici qu'un autre vénéré cousin, Gonzalo, se mêle de la partie. Lui est né à Madrid, mais on remontant son arbre généalogique, il s'est aperçu d'une ascendance entre la Bretagne et l'Andalousie. C'est ainsi que, ayant trouvé mon blog, il m'informa qu'un flls à Claude Macé, sieur de la Gravelais, établi à Saint-Malo, s'était installé à Cadix vers 1700 et s'y maria en 1713 avec Manuela Juana Pain y Amy. Il s'agit de Guillaume Macé, le même cité plus haut.
Un article plus ancien de ce blog rapporte le mail de Gonzalo Velasco y Berenguer, descendant de Guillaume.
Gonzalo a depuis trouvé d'autre choses intéressantes. Il a trouvé dans les archives de Cadix un document relatif au fils de Guillaume, Nicolas Macé y Pain, concernant l'enquête qui fut menée entre la Bretagne et l'Andalousie pour confirmer ses titres de noblesse. Dans ce dossier d'Hidalguía sont établies l'ascendance et la noblesse de Guillaume jusqu'au XVe siècle, à Redon. Cela n'exclut pas que nos Macé trouvent leurs origines plus anciennes autour de Saint-Malo, car l'on sait que de nombreux Malouins s'établirent autour de Redon, que l'on appellait le "port de Rennes": c'est dire que les marchands de Saint-Malo, s'ils étaient nombreux à Rennes et sur les autres grands marchés de Bretagne, tels Quintin et Pontivy, avaient sans doute l'habitude de remonter avec leurs navires le cours de la Gwilun (rivière de la Vilaine) jusqu'à Redon, d'où leurs marchandises se dispersaient vers l'intérieur du pays, par cabotage notamment pour gagner Rennes... Nous ne sommes plus ici dans la logique des voies ferrées et du réseau routier actuels, mais dans celle d'une civilisation à prédominance maritime. Et c'est sans doute dans cette logique de l'ancienne économie bretonne que les Macé sont aussi bien à Rennes et Bodéo qu'à Redon, Saint-Pol, Cadix...
Le dossier de notre sieur Guillaume Macé, sieur de la Gravelais, se trouve référencé comme tel: Archivo Histórico Municipal de Cádiz, Hidalguías, vol. 21 (Nicolás Macé, 1747). Il est en ligne comme le précise Gonzalo dans son mail:
26.7.13
"J'ai trouvé ces informations dans le dossier d'hidalguía (petite noblesse) de Nicolás Macé y Pain, le fils de Guillaume et Manuela Juana, frère de mon arrière-grande-mère Claudia María. On peut accèder à cette information avec ce lien: https://familysearch.org/pal:/MM9.3.1/TH-267-11662-39792-66?cc=2015325&wc=M9W9-T92:316486445 . Certains des documents sont en français.
(...)
"Il y a un "Instrumento de nobleza" obtenu par Yves Macé en Bretagne. C'est complètement traduit en espagnol. Yves y déclare être le fils d'Olivier Macé et Marguerite Lagnan, qu'Olivier fut le fils de Jean Macé et de Jeanne Fresnelle, que Jean était le fils de Guillaume Macé et de Françoise de Coesplan, et Guillaume le fils de Payen Macé, sieur de La Fresnaye et de Raoulette de la Villefies, et Payen fils de Jean Macé et de Petronille. Yves Macé fut baptisé a Redon le 5.12.1588, Olivier aussi le 5.10.1524 et Jean le 4.6.1499. Guillaume Macé et Françoise de Coesplan ont signé les capitulations matrimoniales le 18.7.1495. J'espère que ce seront des bonnes nouvelles pour toi, car je pense que c'est informations sont nouvelles dans l'étude des Macé. Un abrazo, Gonzalo"
Calle de las Angustias, Cadiz. C'est dans cette rue que Guillaume, Manuela et leurs enfants résidaient.
Voici l'ascendance Macé de Gonzalo sur internet :
http://gw.geneanet.org/umigon?lang=en&pz=gonzalo&nz=velasco+berenguer&ocz=0&m=RL&p=jean&n=mace&oc=1&l1=0&p1=jean&n1=mace&oc1=1&l2=17&p2=gonzalo&n2=velasco+berenguer&image=on
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rérérences de l'acte de baptême de Guillaume Macé: Archives Dép. 35 - 10 NUM 35288 386 - SAINT-MALO - 1670 - 1670 - Baptêmes/Mariages/Sépultures
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Je rappelle qu'une troisième branche de cousins Macé s'est établie dans le Léon, toujours sur les bords de mer, à Roscoff et Saint-Pol. Axel Antigny en est un descendant, comme en témoigne son site (arbre "Georges Pochard").
Vous pouvez bénéficier de belles vues arborescentes de ces trois branches en allant sur le site Ancestry. Pour ceux qui ne sont pas inscrits ou ont oublié leurs références d'accès, ils peuvent m'envoyer un message pour que je leur permette d'accéder à ses arbres, via formulaire d'inscription.
Carte de la Bretagne. On voit qu'il faut traverser la Bretagne du nord au sud pour aller de Saint-Malo à Redon, via Rennes, soit près de 130 km entre les deux villes. Les Malouins, quant à eux, faisaient le tour de la péninsule avec leurs navires, remontant les nombreux estuaires de son pourtour, et gagnant ainsi les vieux ports intérieurs, où se blotissaient les anciennes capitales du pays, telles Morlaix ou Redon, Auray ou Dinan. De ces ports dépendaient les villes de l'intérieur, comme Rennes et Pontivy qui pouvaient bénéficier avec leurs campagnes des vins de Bordeaux ou des laines de Cadix.