La filiation Desgrées de Villerio

Publié le par G.G.M.

Il existe une généalogie des de la Fresnaye, qui fut rédigée par François-Alexandre Aubert de la Chesnaye, et consignée dans le 5e volume de son Dictionnaire Généalogique, Héraldique, Chronologique & Historique", à partir de la page 166.

Cette généalogie s'étend de 1465, avec Payen de la Fresnaye, jusqu'à 1756, avec Jeanne Marie Renée.

Dans l' instruction des preuves de noblesse de Nicolas Macé y Pain, aux archives municipales de Cadix, Payen Macé se marie avec Raoulette de Villefies: Raoulette serait une "de Bellouan", car la Villefief appartenait à l'époque à cette famille. Or, dans la généalogie d'Aubert de la Chesnaye, Payen épouse Jeanne des Grées, fille de Geffroy de la Villerio et d'Aliette de Bellouan. Ou il s'agit là d'un premier mariage (où l'on voit que n'en sont issus que deux enfants), ou bien c'est une branche cousine. Dans les deux cas, il est certain que nous avons affaire à la même famille, et que notre branche à nous, la branche des Macé, est une branche cadette, qui perdit la particule "de la Fresnaye", pour s'adonner à des activités "dérogeantes": la cause en serait des lois de succession familiale qui furent imposées à noblesse de Bretagne. Les branches cadettes de la noblesse se consacrèrent pour beaucoup aux métiers de l'administration soit seigneuriale, soit ducale, puis royale, et à ceux du commerce. C'est le cas pour les Macé.

Revenons à Payen Macé. Il figure au nombre des feudataires à la montre de l'évêché de Saint-Malo en 1480 : "porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme", avec "10 livres de revenu": pour le seigneur d'un domaine tel que celui de la Fresnaye, ça fait pas beaucoup. A mon avis, il ne s'agit pas du même Payen que celui de la généalogie d'Aubert de la Chesnaye, mais sans doute d'un oncle ou d'un cousin - à moins que cette généalogie comporte des erreurs et/ou des oublis.

La généalogie d'Aubert de la Chesnaye n'en reste pas moins précieuse et nous décrit cette branche aînée de notre famille, qui put garder le domaine de la Fresnaye jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle. D'après certaines sources, celui-ci passa à la famille de Chateautro, elle aussi ancienne famille du pays dont le siège seigneurial est à Gwiler, soit Guilliers.

Voici retranscrite l'introduction d'Aubert de la Chesnaye pour la généalogie des de la Fresnaye :

"La Fresnaye. Terre située en Bretagne dans la paroisse de Réminiac, évêché de Saint-Malo, qui a donné son nom à une famille, qui porte pour armes: d'argent à trois branches de frêne de sinople, deux en chef et une en pointe".

Suivant les arrêts de la Chambre de réformation de la Noblesse de Bretagne, du 9 février 1669, la seigneurie de la Fresnaye est une terre considérable, consistant dans sept fiefs, sept moulins, dixmes, et de très grands domaines. L'ancienne possession de cette terre par ceux du même nom, prouve qu'ils ont toujours été dans une grande considération. C'est une des meilleures noblesses de la province, dont la filiation ne commence qu'à

I- Payen, seigneur de la Fresnaye, marié vers l'an 1465 à Jeanne Desgrées, sœur de Jehan, seigneur de la Villerio, et fille de Geffroy Desgrées, aussi seigneur de la Villerio, et d'Aliette de Bellouan."

Les de Bellouan sont une famille d'Augan. Au fil des alliances matrimoniales des de la Fresnaye, au cour de ces trois siècles de présence à Réminiac, on s'aperçoit que la famille est en rapport avec d'autres du Trégor, là où l'on cultive le lin (tels les Carluer). Ce n'est sans doute pas par hasard, quand on sait en plus que près du manoir de la Fresnaye se trouvent des bassins pour rouir le lin. Cela rajoute à l'identité de notre famille et l'on comprend que si un Jacques Macé de Richebourg, frère de notre Guillaume d'Andalousie, commerçait de Morlaix à Lisbonne avec des ballots de lin pleins ses navires, cela n'a rien d'étonnant vu que le commerce de la toile de Bretagne faisait partie des traditions de la famille, qu'elle soit implantée à Redon ou à Saint-Malo.

La filiation Desgrées de Villerio

La généalogie des de la Fresnaye par François-Alexandre Aubert de la Chesnaye, a été numérisée pour internet. Cliquez ici pour la trouver.

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